Unreal

Suite au ticket de ma bannière, aujourd'hui, un nouveau Best Game Of My Life, Unreal.

Le contexte

En 1998, je pars de chez mes parents pour vivre avec celle qui est aujourd'hui ma femme et la mère de ma fille. Du coup, je laisse chez eux mes consoles et autres ordinateurs, je n'emmènerais avec moi que mon Falcon 030 (et aussi ma CBS, mais plus par nostalgie que pour jouer avec).

Plus de Super Nintendo, plus de Jaguar, plus d'Amiga et plus de PSOne (de toutes façons, je n'y touchais pas à celle là, elle était dans la chambre de mon petit frère).

J'arrive donc dans mon nouvel appart sans vraie machine de jeu, les jeux sur Falcon 030 devant se compter sur les doigts d'une main.

A l'époque donc, je décide d'investir dans un PC, de mémoire, un super Pentium II-300, 64Mo de mémoire, une ATI Xpert@Play 4Mo. Une grosse machine pour l'époque. Sauf peut être pour la carte graphique où encore de nombreux jeux sortent en étant que compatible Glide ou MiniGL (Quake 2 ou Unreal justement par exemple) que seules les cartes 3DFX Voodoo seront à même de rendre.

C'était en avril ou en mai, je ne me souviens plus exactement. Je me souviens juste qu'un mois ou deux après, j'achète Unreal. Unreal qui justement, à l'époque n'est pas compatible DirectX, j'y jouerais en mode software en attendant les premiers patchs.

L'introduction du jeu

Quelle claque !

Et là, c'est une vilaine claque, même en mode Software, le jeu est particulièrement fluide et surtout beau, très beau, mais du genre, remis dans le conteste de l'époque, une claque 10 fois plus forte qu'Uncharted 2 en 1998.

Un passage est particulièrement marquant et à en lire les forums durant 10 ans, j'ai cru comprendre que je n'étais pas le seul à m'avoir pris une grosse claque sur ce passage.

Le jeu commence par une mise en scène bien flippante. On se réveille, on est visiblement dans une prison dans un vaisseau qui se fait attaqué et qui vient de s'écraser. Les murs tremblent, on se dirige comme on peut, on entend les sirènes d'alarmes. On trouve la sortie, on se "promène" et là, vision d'horreur, on voit un homme se faire égorger par un monstre en entendant des cris de douleurs, on a à peine de temps de voir ce monstre qu'il s'enfuit sur une porte qui se ferme sous les tremblements, le temps qu'elle se réouvre, le monstre est parti et il ne reste que le corp ensanglanté.

Je raconte tout ça de mémoire, donc si tout n'est pas exacte exacte, ne m'en voulez pas, mais le gros ressemble à ça.

Au bout d'un moment, on finira par trouver des armes et surtout, trouver la sortie. Et là, on arrive sur la planète et mon dieu que c'est beau (si si, même en rendu software).

L'arrivé sur Nahali

On regardera la végétation de l'époque, une espèce de lapin qui court, les décors grandioses, notre vaisseau crashé. On s'approchera d'un petit étang où l'eau, à une époque où les shaders n'existaient pas, est sublime. Les développeurs ont visiblement fait fort sur le multitexturing et nous offre une eau au rendu étrange mais tellement fascinant et joli. Le cul par terre.

Ho !! Le petit lapin qui ne va pas faire long feu...

Mais c'est là qu'arrivera ce fameux passage, resté culte pour beaucoup... L'arrivé devant la cascade. Je ne sais pas ce qui rendait ce passage fascinant, si c'était le rendu de l'eau grandiose, la distance de vue voir même la musique zen et fantastique qui accompagnait ce moment, quoiqu'il arrive, ça restera un de mes plus beaux souvenirs vidéoludiques. Une claque comme jamais un jeu ne m'a remis depuis, certes aujourd'hui on prend souvent des petites claques "Waouhh, c'est beau Uncharted 2", mais rien de comparable à ce moment là.

Le rendu de l'eau, fabuleux pour l'époque, encore mieux en mouvement.

Passé ce moment, le jeu n'arrêtera pas de nous en mettre plein la vue, les textures rocheuses ou de brique, la gestion des fluides fantastique, l'apparence des monstres terrifiants (bien que largement pompé sur Predator, le Skaarj est un monstre devenu culte chez les PCistes).

L'eau n'est pas la seule à avoir un rendu géniale, tous les fluides sont magnifiques, surtout en mouvement. Ici de la lave

Le jeu en lui même ne proposera pas un gameplay extraordinaire comparé aux autres FPS, mais pour beaucoup, de ce que j'ai put constaté, il restera un grand moment du jeu vidéo grace à ces graphismes fabuleux.

Plus tard arrivera le patch DirectX et OpenGL mais de toutes façons, entre temps, je me serais équipés d'une carte Voodoo. Le jeu restera ce qu'on trouve de plus pendant longtemps.

Bien sûr, les screens de cette page ne devraient pas beaucoup vous faire frissonner en 2010, 12 ans plus tard. Mais pourtant, à l'époque, pour la énième fois... Quelle claque !


Publié le 13 Mars 2010 à 10:00 par WinterOfTheWolf
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Commentaires
intrule 13 mars 2010 • Répondre
J'adore ton article, en mode frisson ^^ j'avais pas la machine pour le faire tourner, mais je jouais chez un mon meilleur pote et brrr ^^

D'ailleurs ont ne parle jamais des anciens jeux pc et même si je reste fou des consoles, c'était sur cette plateforme que je me prennais des claques
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