Celeste

Imaginée par le studio Matt Makes Games (et surtout Matt Thorson lui-même), Celeste est un jeu de plate-forme qui ne laissera personne indifférent pour plusieurs raisons. Vous allez débuter une ascencion qui sera périlleuse, dans le rôle de Madeline : celle du Mont Celeste. Je ne vous souhaite pas bonne chance, cette donnée n’a pas été programmée.

Cette critique contient un élément de l’intrigue qui peut influencer votre ressenti si vous n’avez pas joué au jeu.

Les Plus
  • Die & retry parfait : on en chie sur Celeste, les morts se comptent par centaine à l’arrivée d’un chapitre et par milliers sur la totalité du jeu mais mince que c’est bien foutu ! Raison simple : les écrans ne sont jamais trop long et on progresse toujours. Parfois on se surprend à réussir du premier coup, parfois on avance à taton en réfléchissant un peu plus à la façon de passer l’obstacle. Jamais trop longtemps car les niveaux de Celeste sont lisible dans leur avancée, tout est clair.
  • Tout dans le skill : dans Celeste, on ne peut compter que sur soi-même et rien d’autres, la chance n’a pas sa place. Sauter, « dasher », s’aggriper : les trois éléments de gameplay qui vous feront progresser dans le jeu et rien d’autres. Ici pas de super pouvoirs, on est confronté à la difficulté impitoyable de l’escalade du début à la fin, il faut la passer, c’est tout.
  • Level design : plein de petits passages cachés (mais jamais invisibles) qui mènent à des fraises ou autres secrets, diverses routes pour accéder au chemin principal, plusieurs chemins qui évoluent en fonction de notre choix et modifie le gameplay (chapitre 3)
  • Difficulté évolutive : chaque chapitre apporte sa nouveauté qui vient mettre à rude épreuve notre façon de jouer tout en se basant uniquement sur le gameplay unique. Et quel plaisir de retourner dans les chapitres précédents pour voir à quel point notre façon de jouer s’est améliorée après tant d’échecs.
  • Musique : tour de force que de poser une musique qui n’abruti pas le cerveau quand on passe son temps à recommencer en boucle du fait des nombreuses morts qui s’enchaînent. Qui plus est, la musique va de paire avec chaque niveau.
  • L’histoire : pour ce point en particulier. Je m’attendais vraiment à rien du tout pour un jeu du genre… Et puis arrive le thème du jeu : la dépression. Lâché comme ça, un peu maladroitement, au travers d’une discussion auprès du feu. Et là tout prend sens, la quête de Madeline, la partie en elle qui la persécute, le jeu lui-même basé sur le « die and retry » qui nous pousse toujours à aller plus loin et ne jamais abandonner. Il faut se sortir de cette merde qui nous ronge depuis un long moment et qui peut foutre ta vie en l’air… C’est pour moi un tournant du jeu, quelque chose qui a fait passer Celeste au delà d’un simple jeu de plate-forme.
  • Madeline : je me suis vraiment attaché à cette petite. Derrière son caractère parfois borné, se cache une personnalité très fragile. Je la trouve adorable, mignonne, et ses expressions du visage sont tellement craquantes, touchantes, drôles…
Les Moins
  • Aucun

Conclusion

10Celeste est pour ainsi dire parfait dans son genre, tout est calibré pour ne jamais ressentir de la frustration malgré son statut de « die and retry ». Allez plus haut et surtout n’abandonnez jamais : Celeste est difficile mais jamais impossible, à vous de le prouver.


Publié le 22 Janvier 2020 à 22:00 par Sead
En lien avec cet article :
Jeux-vidéo(s)
Plateforme(s)
Éditeur(s)
Développeur(s)
Commentaires
Ce blog est aussi le votre, laissez un commentaire...
* Facultatif, ne s'affichera pas sur le site
Si vous êtes enregistré, vous pouvez vous identifier. Vous pouvez également vous enregistrer
Envoyer