Final Fantasy XII

Dans ma découverte des perles PS2, après quelques recherches, plusieurs jeux sortaient du lot, dont Final Fantasy XII. Je ne suis pas un grand fan de RPG, je n'ai même jamais fini le septième épisode de la série, je trouvais le principe de se ballader dans des décors affreux avec un perso immonde (même en 98 à sa sortie sur PC) avec tout d'un coup un changement de caméra pour des combats qui se déroulent en déroulant des menus vraiment pas passionnant à mon gout.

Mais si vous suivez ce blog, vous savez que depuis bientot 2 ans, je me suis fixé le but de tenter plus ou moins tout ce que j'ai put loupé ces 10 dernières années parce que je me basais sur des critères à la con, jeu d'apparence niaise, jeu techniquement à la rue, par définition, jeu sur console, etc.

Tout ça pour dire que j'ai décidé de retenter Final Fantasy grace au douxième épisode (en fait, ce n'est pas tout à fait le douzième, mais passons) encencé par la presse à sa sortie.

L'avantage, c'est que sur PS2, on trouve des titres ridiculement peu cher, du coup, j'ai put m'acheter Final Fantasy XII et Dragon Quest VIII pour 20€, je n'ai pas commencé le deuxième, mais je peux donc aujourd'hui, après plus de 80 heures de jeu, donner mes impressions sur le premier vu que je viens de le finir.

Alors d'abord, quand le jeu commence, on en prends plein la tronche, ça y va les cinématiques superbes en image de synthèse pour mettre le jeu en place.

Rien à redire là dessus, c'est superbe, ça donne envie d'en voir plus. Un petit détail tout de même pour chipoter, quand on passe le jeu en 16/9e, les cinématiques en images de synthèse restent en 4/3. Du coup, on a les bandes en haut, en bas, mais aussi sur les cotés. Alors que les cinématiques faites avec le moteur du jeu sont rendues dans les bonnes proportions. Du coup, pendant le jeu, certaines cutscènes utilisant les 2 (moteur du jeu pour un plan et synthèse pour un autre) se retrouvent changer de format alternativement. Ce n'est pas dramatique mais ça manque un peu de finition et c'est surtout dommage, vu leur beauté qu'elle ne réprésente qu'une portion de l'écran.

Ensuite, après ces cinématiques, le jeu commence avec un petit niveau tutorial où l'on joue le frère de ce qui deviendra ensuite le "héros" du jeu, un jeune orphelin dont le look est surement le moins réussi des personnages clés du jeu. M'enfin, ce n'est pas trop grave.
Puis le jeu commence, bonne surprise (enfin pas tout à fait, les tests avaient laissés supposés que le système avait évolué), les combats ne sont plus du tout comme dans FF VII, il n'y a plus cette transition étrange pour les combats. Il y a toujours les menus, mais au fur et à mesure du jeu, on apprendra à se passer des menus grace à un système intelligents de "programmation" des comportements appelés Gambits. Etant développeur, j'ai trouvé ce système génial, surtout pour les phases de leveling... car oui, c'est un des problèmes du jeu à mon avis, vous vous promenez pour découvrir un peu le monde et là, vous tombez sur une grosse poule qui vous met à l'amende, game over et rechargement de la dernière sauvegarde. Donc, levelling obligatoire pour éviter ce genre de désagrément. Heureusement, grace à ce fameux système de Gambit, le leveling est une promenade de santé, vous prenez 3 combattants dans votre équipe, vous faites des programmations de base "Ennemi proche -> Attaquer", "Alliés qui est presque mort -> Effectuer un sort de soin", etc. bref, il suffit de se promener dans le monde, vos persos font le reste. Du coup, ça ne demande quasiment aucun skill, la qualité première requise n'étant alors que la patience, mais comme les paysages sont souvent jolis, ce n'est pas trop dérangeant, si seulement il n'y avait pas ce découpage en zone qui vous impose des chargements tous les 100m... Enfin, on s'y fait, c'est surtout énervant dans les villes. Ca permet aussi de s'enfuir si on s'attaque à un trop gros monstre et qu'on tente la fuite avant de mourir, le monstre continuera à vous suivre jusqu'à cette fameuse barrière de changement de zone (enfin certains, d'autres abandonnent avant).

Niveau background, on sent que c'est bien bossé quand même, on remarquera une tripoté de similitude avec l'univers de Georges Lucas (vous savez le truc là avec des sabres lasers, mais non, pas No More Heroes). Le bestiaire est varié et très joli pour certaines espèces (un peu ridicule pour d'autres), même si on s'amusera de retrouver souvent des modèles quasi-similaires juste recolorés pour créer une nouvelle espèce (le loup garou de la plaine de Giza devient le Yeti dans une autre zone grace à une teinture blanche).

Autrement, il n'y a pas que le background qui rapellera l'univers Star Wars, il y a aussi le scénario avec un jeune blondinet orphelin comme héros, un vilain empire, un vilain pirate mais gentil, son copain de voyage, une princesse déchue, etc.
M'enfin bon, perso, ça ne me dérange pas plus que ça tant les différences sont malgré tout nombreuses et tant l'univers possède sa propre identité qui fait vite oublié les analogies.

Le monde d'Ivalice est immense, les quêtes et sous-quêtes nombreuses, notemment grace à votre appartenance à un clan de chasseurs qui vous emmenera à la recherche de monstres parfoit bien planqués et parfois très forts si vous n'avez pas le niveau nécessaire.

Niveau technique, les personnages sont vraiment très bien fait pour de la PS2, les décors en revanche vont du "vraiment pas mal" au "vraiment moche". L'esthétique est souvent là mais la technique ne suit pas toujours, le pire étant l'aliasing, accentué par le passage du jeu en 16/9e et les chargements incessents. M'enfin bon, on est sur PS2, on ne va pas lui demander la lune.

Pourquoi pas 9 alors ? Simplement parce que le jeu ne m'aura pas apporté de moments forts comme ont sut le faire les Zeldas ou Okami, il n'y a pas de moment où je me suis dit "Waouhhh, ça je m'en souviendrais toute ma vie de gamer". A part peut être la fin, suite de boss et de cinématique qui rendent honneur au temps que l'on vient de passer sur le jeu.

Conclusion

8Malgré quelques petits défauts, on est face à un excellent jeu, un système de combat dynamique et automatique vraiment intéressant, une grande aventure. Et puis, ça fait plaisir de jouer à des jeux dont la durée de vie permet de véritablement s'attacher aux personnages (même ceux au design douteux). Et bien entendu, le jeu est parsemé de FMV toutes plus belles les unes que les autres.


Publié le 6 Septembre 2009 à 14:52 par WinterOfTheWolf
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Commentaires
Louffele 6 septembre 2009 • Répondre
Tiens Winter, je n'avais jamais fait attention mais tu as un blog bien fourni avec des tests plutôt complets et agréables à lire. Ben dès que GK sera de nouveau 100% opérationnel je te recommanderai! Je reviendrai aussi faire un tour de temps en temps. Bonne continuation!
WinterOfTheWolfle 6 septembre 2009 • Répondre
Bah, ça fait plaisir à lire. :D
Mais sinon, Final Fantasy XII, t'en penses quoi ? :D
Louffele 6 septembre 2009 • Répondre
Je dois avouer que c'est un des seuls FF 3D que je n'ai pas fait. Le RPG ce n'est pas trop mon truc, surtout maintenant. A l'inverse de toi, je préférais largement l'ancien système de combat comme dans FF7 FF8 FF9 FF10 (tour par tour).

Je hais ces systèmes qui mixent beat'em all, zelda-like et RPG. Pourtant j'adore les beat'em all et les zelda-like mais le mix des 3 formules est très mauvais. Donc je pense que je n'aimerai pas FF12 ni même FF13.
Kabegamile 8 septembre 2009 • Répondre
Très bon test, ça change des tests à la con du style "pouahaha Vaan est trop pas un meneur et les invoc's puent quelle merde" comme on trouve souvent au sujet de ce jeu parce qu'il est un peu différent des autres FFs (et surtout il a eu un développement chaotique) ... continue comme ça ! ;)
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